Le directeur clinique du centre Sir[a] a présenté au Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées ou involontaires le numéro spécial du Torture Journal, qui se concentre sur la considération de la disparition forcée comme torture.
Aux côtés d'Helena Solà Martín, conseillère principale en politique juridique à l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et Bernard Duhaime, Pau Pérez Sales, professeur de droit international à l’Université du Québec, en sa qualité de rédacteur en chef, a présenté à Genève le numéro spécial du Journal de la torture, publié par le Conseil international pour la réadaptation des victimes de torture (IRCT), avant le Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées ou involontaires.
Au cours de cette séance, les intervenants ont passé en revue certains aspects du contenu du numéro – notamment des articles consacrés à des cas de disparitions au Chili, en Colombie, au Salvador et en Algérie, entre autres – et ont souligné la nécessité de conceptualiser La disparition forcée comme forme de torture. L'équipe de recherche a plaidé devant les membres du Groupe que ce type de crimes, Des actes tels que l'enlèvement, l'arrestation, la détention ou d'autres formes de privation de liberté engendrent des souffrances et un impact qui affecte non seulement la victime directe, mais inflige également une douleur permanente aux membres de sa famille, ce qui doit être reconnu comme une forme de torture.
L'étude révèle une immense souffrance et une profonde détresse chez les familles des victimes de disparition forcée, ainsi que des séquelles durables telles que la dépression, des symptômes post-traumatiques et une altération de leur vision du monde. Ces conséquences soulignent que la disparition forcée constitue non seulement une forme de torture pour les familles, mais aussi que sa prise en charge doit être une priorité absolue. Cette prise en compte est essentielle pour garantir que les processus de réparation soient adéquats et équitables pour toutes les parties concernées, notamment en reconnaissant la douleur et l'angoisse des familles des victimes.
À propos de WGEID
Le Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées ou involontaires (GDFEI) sert d'intermédiaire entre les familles des victimes de disparitions forcées et les gouvernements ou autres sources signalant des cas de disparition. Il est composé de cinq experts indépendants, sélectionnés selon un principe de répartition géographique. Le Groupe enquête sur les cas individuels et élabore des rapports et des avis.

Pau Pérez Sales et Helena Solà lors de la session du Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées ou involontaires à Genève.